Un week-end dédié au bien-être et à la remise en forme…

Vendredi. 18h. Enfin, nous quittons Clermont-Ferrand, ma femme Anaïs et moi, direction les eaux les plus chaudes d’Europe, à Chaudes-Aigues. Des jours et des jours que nous attendons cela en ce début de printemps !

Nous avons prévu un week-end en amoureux, laisser durant deux jours la folie citadine. Détente et ressourcement seront les maîtres mots, dans ce havre de paix nommé Caleden, complexe thermoludique mêlant spa, bien-être et remise en forme.

La sortie de Clermont n’est pas sans encombre, déjà plus de 30 minutes passées dans la cohue des automobilistes. Je suis impatient, Anaïs tente de me raisonner et de me calmer : « Pense au hammam, au jaccuzi, à cette lagune d’eau thermale et ses bains bouillonnants. Pense aux forfaits que nous avons choisi : voyage dans les îles et voyage balinais… près de deux heures de bonheur ». Perdu dans mes rêves, la circulation se fait désormais plus fluide. C’est parti pour 1h20 de route, plutôt d’autoroute, qui plus est gratuite.

21h, nous arrivons à l’hôtel jouxtant les thermes. Je suis fourbu après cette semaine de dingue et j’ai tellement hâte de découvrir les bienfaits de cette eau remarquable. On verra tout cela demain.

Caleden : l’expérience détente par excellence…

Samedi. 9h. Après un petit déjeuner avalé en quelques minutes, nous filons à l’accueil du centre Caleden, à deux pas. Maryline nous reçoit et nous explique le déroulement de notre journée : accès à l’espace thermoludique illimité (durant les deux jours ! extase…) et aux différents sites du complexe : hammam, sauna, bassin extérieur en toiture. Il y a parait-il une surprise dans ce bassin… Je suis curieux de découvrir cela. Et bien sûr nos soins « évasion » à 15h30.

Une fois récupérés nos peignoirs, serviettes et tongs fournis par Caleden, nous pénétrons dans l’antre de la douceur et de la sérénité. L’endroit est encore calme, silencieux si ce n’est les clapotis de cette eau chaude et le bruit des remous du jacuzzi. Je fais mon entrée dans une eau à 32°C, qui m’enveloppe tel un cocon. Quelle jouissance ! Anaïs quant à elle est déjà sous les cascades, toniques et vivifiantes. Après quelques petites longueurs dans la lagune, je me dirige vers les lits à bulles. Je pensais y finir ma nuit mais il n’en est rien : ces lits massent avec l’eau chaude ! Il est temps de tester le jacuzzi, libre à cette heure matinale. L’eau est encore plus chaude, 35°C, dans cet abri arrondi. Nous avons une vue agréable sur l’extérieur grâce aux immenses vitres encerclant les bassins. Retour vers les geysers et les jets massants. Je me laisse porter, je me sens léger, apaisé, dans un lieu hors du temps et profite de cet instant de relaxation absolue. Anaïs est juste à côté de moi, grand sourire aux lèvres. Quel bonheur.

Nous décidons ensuite de tester le hammam. Anaïs connait bien ces salles en enfilade à température progressive et leurs bancs de marbre chaud, elle qui vient du Maroc. Quelle chaleur ! L’humidité est ici partout présente, et la température doit déjà avoisiner les 50°C. Très peu pour moi ! Je laisse donc ma douce, qui se délecte de ce moment, et décide de monter au dernier étage du centre afin de découvrir le sauna. « Tu m’attends pour aller dans le bassin extérieur hein ! ». C’est bien noté. Il faut dire qu’il est juste à côté du sauna, tentant…

J’arrive donc à cet étage, il fait plus frais à cette altitude. Je me faufile rapidement dans le sauna. Ici, il fait extrêmement chaud, mais sec. C’est beaucoup mieux. J’arrose consciencieusement les pierres chaudes et prends place sur les bancs en bois naturel, clairs et accueillants. Moment de méditation, je commence à suer à grosses gouttes, moi qui crains le chaud. Mais je ne sais pas pourquoi, je ne peux sortir maintenant, cet endroit m’apaise et m’attire. Cela fait un quart d’heure que je transpire, direction la douche froide voisine. Quel choc ! ca revigore ! Je décide de retourner dans le sauna, deuxième session sur les trois d’affilée recommandées. Je trouve qu’il fait encore plus chaud. Les minutes s’égrènent et je suis perdu dans mes pensées. On frappe à la porte : c’est Anaïs, rassérénée par le hammam. « On va au bassin extérieur ? ». Allez, c’est parti ! On verra plus tard pour la suite du sauna.

Le choc thermique est presque violent en extérieur. Vite, plongeons dans ce petit bassin, dans lequel des banquettes ergonomiques nous attendent. Voilà qui est bien mieux, 37°C de pur plaisir. Et quelle vue sur le village de Chaudes-Aigues et les montagnes environnantes ! Alors, quelle est donc cette surprise ici même ? Nous décidons de plonger la tête dans l’eau. De la musique douce peut être uniquement entendue sous l’eau ! La forme des banquettes permet d’avoir les oreilles dans l’eau et le nez hors de l’eau. L’inverse serait fâcheux… Il s’agit personnellement du meilleur endroit du centre : cette vue, au grand air, dans une eau à la chaleur régénératrice le tout accompagné par cette musique : c’est la félicité !

Il est déjà midi, toute ces eaux nous ont donné un petit creux. Nous redescendons au rez-de-chaussée, nous changer. Nous confions nos attributs de bain au sympathique personnel. A tout à l’heure.

Découvertes « chaleureuses »

Nous trouvons un petit resto sympa et déjeunons assez léger avec des salades du pays. Nous attendrons le soir pour déguster quelques spécialités locales : charcuteries, aligot ou truffade, fromages d’Auvergne (que nous connaissons, mais le fameux Cantal… un peu moins)… S’en suit une petite visite du village de Chaudes-Aigues et bien sûr un détour par la Source du Par, à 82°C. Cette même eau alimente le centre Caleden, refroidie par un système d’échangeurs thermiques afin de ne perdre aucune caractéristique thermale, dixit le Musée Européen de la Géothermie et du Thermalisme, Geothermia, qui mérite que l’on s’y attarde.

Le temps file, nous avons désormais rendez-vous pour nos soins bien-être : voyage dans les îles pour Anaïs, comprenant un gommage au bambou, un enveloppement nourrissant aloé vera et fleur de tiaré et un massage « lomi-lomi ». Pour moi ce sera le voyage balinais : gommage à la noix de coco, enveloppement nourrissant lotus et fleur de frangipanier et un massage balinais. Ça va être merveilleux. Nous sommes conviés à nous détendre par Nathalie et Sandrine. 1h45 de pur bonheur dans une pièce finement décorée, chaleureuse, à la lumière tamisée. Ne pas s’endormir, surtout ne pas s’endormir… Les effluves de parfum, les huiles de massage égales à de la soie et la dextérité de nos professionnelles resteront des souvenirs des plus agréables. Nous nous retrouvons, Anaïs et moi, à la fin de cet instant de béatitude et de quiétude. On va faire un tour au bassin extérieur ? Allez. De retour à l’hôtel, nos pensées sont embrumées par cette journée de plaisirs.

Plaisirs gourmands et eaux bienfaisantes

Comme prévu, diner en amoureux avec les spécialités du terroir. Excellent ! Vivement demain, nouvelle journée détente avant de repartir vers la fureur de la ville.

Dimanche. 10h. Nous prenons notre temps ce matin, le petit déjeuner n’est pas englouti comme la veille. Nous avons désormais nos petites habitudes : peignoirs et autres affaires de bain récupérés, nous fonçons vers les lits à bulles et autres contre-courants. Le plaisir est intact, la joie de retrouver ces eaux chaudes, infinie. Derniers instants de satisfaction. Nous ne manquons pas de saluer le bassin extérieur et sa petite musique, sur la toiture, avant de quitter à contrecœur ce centre Caleden, dans lequel nous avons chassé le quotidien et goûté aux eaux thermales chaudes et bienfaitrices.

Le retour vers Clermont se fait par le chemin des écoliers, du moins jusqu’à l’autoroute. Petite halte au Belvédère de Mallet, nous profitons d’une vue exceptionnelle sur la retenue de Grandval agrémentée par notre pique-nique du terroir : jambon de pays, Cantal entre-deux pour finir avec de la fouace locale, sorte de brioche aux pralines ; puis passage par les ruines féodales du château d’Alleuze, pour terminer par le majestueux Viaduc de Garabit-Eiffel. Le retour à Clermont se passe dans un calme et une sérénité absolus. Nous apercevons déjà le Puy de Dôme, le trafic s’intensifie, retour à la dure réalité.

Le corps et l’esprit revigorés, nous jurons retourner très prochainement à Chaudes-Aigues profiter de ses eaux naturelles et propices à l’évasion…

A propos de l'auteur

Florent

Florent travaille à la rédaction de son profil...

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